Parlement Européen : 35 cadres dirigeants en team building danse à Bruxelles

35 cadres dirigeants du Parlement Européen en team building danse à Bruxelles

À l’European Executive Agency, à Bruxelles, le Parlement Européen a réuni 35 cadres dirigeants le 18 septembre. L’enjeu était clairement posé : développer l’écoute active, la capacité d’adaptation et la confiance mutuelle au sein d’un collectif de décideurs. Autant de qualités que l’on cite volontiers en comité et que l’on éprouve rarement ensemble. Pour les mettre à l’épreuve, la direction a choisi un terrain où le statut ne sert à rien — un team building danse.

La danse afro ne s’apprend pas en regardant ses pieds, mais en écoutant. Dans les traditions ouest-africaines dont elle est issue, danse et percussion forment un même geste : le danseur répond au tambour, le tambour relance le danseur, et nul ne saurait dire lequel des deux mène. Le pas n’est pas une chorégraphie à mémoriser, c’est une réponse à un rythme. Les maestros Fanka ont conduit la séance par strates — appui du bassin, dissociation des épaules, déplacement du groupe dans l’espace — jusqu’à ce que les 35 participants se déplacent comme un seul ensemble.

C’est à ce moment que l’exercice devient un puissant égalisateur. Face à une pulsation, l’ancienneté, le portefeuille et l’intitulé de poste ne pèsent plus rien : reste la capacité à regarder son voisin, à ajuster son geste et à faire confiance au groupe pour rattraper ce qu’on rate. Écoute active, capacité d’adaptation, confiance mutuelle, synchronisation, coopération, communication non verbale, coordination, entraide, esprit d’équipe, lâcher-prise, engagement collectif, sens du collectif, leadership partagé et intelligence collective se travaillent alors simultanément, sans qu’une seule note de cadrage ne soit rédigée. Le saviez-vous ? Dans la plupart des traditions mandingues, il n’existe pas de mot distinct pour « musique » et pour « danse » : le même terme désigne l’acte collectif, parce que l’un ne se conçoit pas sans l’autre. Cette mécanique, nous la décryptons dans notre dossier sur l’intelligence collective et la science des polyrythmies.

Le final, à 35 danseurs, a donné à la séance son point d’orgue : un groupe de cadres dirigeants synchronisé sur une même pulsation, chacun ayant accepté de ne plus être celui qui sait. Ce déplacement-là ne reste pas dans la salle — il se rejoue en négociation, en arbitrage et dans la manière d’écouter un point de vue qui n’est pas le sien. Bruxelles et la Belgique offrent un cadre propice à ces temps collectifs.

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